30.01.08
Un jour...
Vous savez,finalement je peux aussi vous mettre des citations ou des extraits de choses ou d'autres, et vous écrire des textes sur des sujets artistiques divers et variés. Attention, pas de la grande littérature, juste un "texte" : alignement de mots composés de lettres tentant de conserver un sens intelligible...Je trouverai d'autre choses quand même, même avec sa en plus sa ne me paraît pas varié. Et les citations c'est vachement facile à faire, sa sera tellement rapide que j'aurai l'impression de n'avoir rien fait et je ne serais donc pas satisfaite (et en proie à de nouveaux tourments bloguesques).
Mais vous verrez, ce blog sera bien un jour !!
28.01.08
Digression(s)
Mince, pas d'artistes du jour...Hier non plus, je digérais Jacob...Ma moyenne perds de l'altitude, rien ne va plus...
Je viens d'apprendre qu'Henri Chopin est mort il y a quelques jours, je ne le connaissais pas mais je le dis au cas où sa intéresse quelqu'un. Vous savez, il faut s'intéresser à tout dans la vie. Paraît-il que c'était un poète sonore (en plus il était marié à une écossaise, il avait bon goût, il mérite attention, il était prêt de la perfection...)...
Faut absolument que j'organise ce blog, il ne peut pas continuer que sur des artistes du jour ou des oeuvres du moment, c'est franchement pas original et lassant (même si faire découvrir une découverte enthousiasmante sa paraît bien sur le moment; mais répéter toujours le même plan, c'est lassant à faire, et c'est lassant aussi à voir j'imagine). Mais je ne sais pas quoi faire, tout me semble banal et sa me rappelle une phrase que Giacometti a dit à 11 ans, comme quoi il aurait préféré être dans l'air que sur terre, un truc dans ce style........
D'un côté j'ai pas fini ma mission, faut que je vous en présente plein encore, des artistes...
Aujourd'hui, La Libellule (1884) de Gustave Moreau parce que j'avais envie de légéreté et que j'adore Moreau (forcèment que je l'adore, je vais pas promouvoir un artiste que je déteste...). J'ai vu cette aquarelle pour la première fois il y a plus d'un an dans une émission qui parlait du lien entre l'art et Walt Disney (comme l'expo parisienne de l'année dernière)...Parce que Disney et art, sa fait 1 (même si le tout est en 2 mots -3 si on ajoute Walt-, mais bon, nous on fait pas dans la logique, on est des L purs et durs).
Sur ce, je vous souhaite la meilleure nuit possible.
26.01.08
Jacob Hashimoto
L'artiste du jour, je l'ai découvert en cherchant des images pour Yayoi Kusama et ce qu'il fait est merveilleux.
His name is Jacob Hashimoto, and is a young (born in 1973) american artist. Il travaille dans la légéreté avec du papier japonais suspendu, coloré or not, et maîtrise ainsi l'air, l'espace et la lumière.
Je viens de trouver une vidéo incroyable où on le voit travailler sur une oeuvre avec ses assistants ici; tout en bas, cliquez sur "video". Tout sa fait très fannien en version réussi :D. C'est sûr qu'il maîtrise son truc, quand on le voit au début faire son petit noeud...Si vous vous intéressez un tant soit peu à ce blog et à cet article, vous devez regarder cette vidéo, en plus elle aide à comprendre ses oeuvres, bien mieux qu'avec une simple photo.
(moi je suis bluffée, en plus en le découvrant il m'a parasité mon article Yayoi. Le choc s'était un peu estompé mais il est revenu avec la vidéo...)

Nuvole (2002)
Superliner (2007)
Untitled (2003)
(détail)
Yayoi Kusama
Yayoi Kusama, née en 1929, est une artiste japonaise de renommée internationale et une femme assez étrange...ou tout du moins, unique.
Sa carrière artistique commence en 1958 avec un voyage prolongé aux Etats-Unis. Elle s'installe à New York où elle rencontre Don Judd et Frank Stella, et s'intègre rapidement à l'avant-garde (on la désigne même comme précurseuse du pop-art et de l'art environnemental...j'ai des doutes concernant le pop-art...). Dans les années 60 elle participera au groupe Zéro avec Piero Manzoni et Yves Klein.
Elle qualifie son travail, sur la répétition et multiplication de signes, comme "obsessionnel" : « Ma vie est un pois perdu parmi des millions d’autres pois... ». De santé mentale fragile, Kusama vit d'ailleurs volontairement dans un hôpital psychiatrique japonais depuis 1977, ce qui ne l'empêche pas de rester très productive. Son travail prend plusieurs formes : installations, peintures, sculptures, performances mais elle a également approché le domaine de la mode, de la réalisation de films et a publié des romans.
Je crois que je la connais depuis 2 ans (je ne sais plus par quoi) et elle est dans mon top10 artistes :) J'adore son côté psychédélique-schizophrène et je trouve Fireflies on the Water sublime...

Infinity nets (2006)
Fireflies on the Water (2002)

Dots obsession (performance) (1999)
Dots ABC (1999)
Infinity Mirror Room (1965)
My Flower Bed (1962)
"Bed" car lors de happenings elle avait l'habitude de se coucher sur la partie basse, faite de ressorts de lit.
23.01.08
Rebecca Bournigault, Loveless&Co
J'ai à vous dire tous ce que je sais sur Rebecca Bournigault. Découverte à l'expo Playback du Palais de Tokyo, sa vidéo Loveless m'a tout de suite rappellé mes photos "d'yeux"...
Que je vous explique : dans cette vidéo de 3mn, Rebecca se filme en gros plan (ses yeux rouges, son visage...) en récitant les paroles de la chanson Loveless de New Order qu'elle écoute simultanément au casque.
Malheureusement, Rebecca, née en 70 ou 74 (on va dire 72) reste trop inconnue pour internet, elle est introuvable...Sauf par-ci par-là, "par-ci" étant son site officiel et "par-là" des vidéos irrécupérables (= pas sur Youtube ou Dailymotion), ou articles variés...Dommage.
Vous pouvez tout de même voir un petit extrait de Loveless ici, vidéo tout en bas de la page (pensez à mettre sur pause la première vidéo pour ne pas avoir de bruits parasites), mais l'atmosphère n'est pas du tout la même qu'en "live" car l'extrait supprime les blancs solennels et chargés d'émotion qui font la force de l'oeuvre.
D'autres mots sur Rebecca : travail sur l'angoisse, la psychanalyse, les contes de Perrault et l'identité. Le site du Palais de Tokyo nous offre trois vidéos (pour trois thèmes) où nous voyons Rebecca nous parler de son travail.
There was a time I call before
When all I knew was what I saw
The keeper of a major key
I lived in a town called Liberty
I worked hard
To give you all the things that you need
And almost anything that you see
I spent a lifetime working on you
And you won't even talk to me
Can't you see
Why don't you look at me
It's not your right to be
So much my enemy
I knew that I could never give
You knew that you could not forgive
No price or pride would fall before
A ten foot wall without a door
But you know
I watch every step that you make
To find some other fool you can take
And I don't know why I even try
Because it all comes down to this
Can't you see
Why don't you look at me
It's not your right to be
So much my enemy
I worked hard
To give you all the things that you need
And almost anything that you see
I spent a lifetime working on you
And you won't even talk to me
19.01.08
The smiling spider...
Je me suis dis que j'avais besoin de douceur ce soir, parce que je me sens agressée par tout partout. Comme sa m'arrive quelquefois sans vraiment trop savoir le pourquoi du comment, un nom m'est venu à l'esprit : Odilon Redon. C'est vrai que là, la douceur peut être matérialisée par le rêve...Je ne vous en fais pas un grand article descriptif, sa lasse à la fin, et il faut que je varie, donc juste une oeuvre. Mais sache, cher Odilon, que tu gardes tout de même un place particulière en mon coeur :)
Le Plancher de Jean
Plus communèment appelé "Plancher de Jeannot" mais j'aime pas, sa fait petit lapin blanc ou débile mentale avec une connotation irrespectueuse. Donc "Jean"...
J'ai entendu parlé de cette histoire/oeuvre il y a quelques années dans un repartage du JT de Tf1, sa m'a marqué sur le coup puis j'ai oublié, jusqu'à ce que je retombe dessus dans un article du journal d'AirFrance, il y a quelques mois.
Jean, jeune homme intelligent et sain d'esprit, pars faire son service militaire en Algérie en 59. A son retour, il découvre son père pendu et abandonne son espoir d'entrer dans l'armée. La famille (sa soeur Paule, Jean et leur mère) reprend la ferme et s'isole, "déboussolée". En 1966, Jean tire un coup de fusil dans la salle à manger de ses voisins. "Il se sentait persécuté, il avait des voix qui lui
disaient de nous tuer. Une antenne avait été installée dans la colline en face
de la maison, Paule et lui pensaient que c’était pour que le pape puisse les
espionner". La famille fait peur, et est évitée, accusée de tous les maux. En 1971, le vétérinaire découvre la mère morte depuis plusieurs jours, mais laissée près de la cheminée "pour la réchauffer". Jean l'enterre sous l'escalier puis s'enferme dans sa chambre, cesse de s'alimenter et grave au sol un texte en lettres capitales sans ponctuation, fustigeant la religion qui "a inventé des machines à commander le cerveau des gens". Il meurt en 1972, à 33 ans...Paule meurt en 1993. Quelques mois plus tard, des brocanteurs débarquent dans la maison sale, abandonnée...On découvre le plancher qui sera par la suite acheté par un psychiatre.
Le Plancher de Jean est aujourd'hui exposé devant l'hôpital Sainte-Anne à Paris.
Considéré par certains comme de l'art brut (d'ailleurs convoité par la collection de l'art brut de Lausanne), les psychiatres font plutôt état de "psychose brute"...
Vous pouvez lire le texte ici
18.01.08
Les dessins de Jean-Michel Othoniel...
Aujourd'hui, en me baladant sur le net à la recherche d'images d'artistes référents, je suis tombée sur les dessins de Jean-Michel Othoniel...Je décide de faire un article avec ce thème et repars dans mes pensées et pages virtuelles.
Il y a 10 minutes, me disant qu'il était temps de donner vie à cet article qui me rendait fière par avance, je repartis à la recherche de ses dessins...Et là, je tombe sur un espèce de (canal)blog qui m'informe gentiment dans un article intitulé "les dessins de Jean-Michel Othoniel" (déjà sa commence bien...) que mon idée merveilleuse à déjà été prise et ce, carrèment en expo à la galerie Perrotin. [....] . Merci merci...et maintenant je fais quoi ? C'est pas tout les jours que je trouve des idées de génie pour vous cultiver (I'm joking of course...). Et vous ne savez pas à quel point sa m'embête d'avoir les mêmes idées que monsieur/madame tout-le-monde (oui parce que tout-le-monde, je le trouve pas vraiment tous les jours intelligent). Tant pis, je vous fais quand même cet article, je vais tout de même pas me laisser boycotter pour un canalblog de mauvaise quailté. Et même qu'avec je vous mets des photos de l'expo (quelle vengeance...:D).
Je vous resitue Jean-Michel : Jean-Michel Othoniel, né en 1964, même pas mort, artiste français résidant à Paris...Son travail est immédiatement reconnaissable car il est basé sur des installations de verre coloré, et des artistes travaillant le verre, je n'en connais pas d'autre...Il expose ses oeuvres aussi bien dans l'enceinte d'un musée que dans la nature ou un lieu public.

C'est drôle quand même que ses dessins à l'aquarelle paraissent si légers...Sa contraste avec le poids réel du verre. Et sa renforce le côté imaginaire, conte de fées (cf sa série du Petit Théâtre de Peau d'Ane = ses oeuvres en petit, comme celles sous cloches ci-dessus; je ne sais pas si là se sont des maquettes, c'est peut-être sa...), par l'immatérialité des traits irréguliers, pas finis, aux couleurs vives mais à la fois toujours douces (comme celles de l'enfance), un peu transparentes...
For more informations and images, click here
16.01.08
L'artiste du jour est...
...Vidya Gastaldon.
Très joli nom, je trouve.
Artiste française née en 1974, artiste du jour parmi un lot de 5 autres, découverts il y a 2h dans les magazines gracieusement prêtés par mister pp.
Elle travaille avec de la laine, ce qui m'a fortement intrigué et intéressé (&référencé)...Elle dessine également, ce sont les deux composantes principales de sa pratique. Ses dessins rappellent par les formes rondes et les couleurs Takashi Murakami, mais en plus soft...Pratique très poètique au passage (normal, c'est une femme, elle est donc douce, fragile, merveilleuse...et de toute façon j'aime pas les brutes (comme Paul McCarthy, artiste que je déteste, je voulais même vous faire un article pour vous exposer mon dégoût de ses oeuvres, mais comme je ne l'apprécie guère je suis vite revenue sur cette décision, je ne voulais pas qu'il salisse mon blog)).
Poésie omniprésente, visible dès le premier coup d'oeil sur son site, tout doux, aérien, moelleux, coloré...comme de la laine.

Smiley Transmigration (2006)
Allez absolument sur son site, je fais avec les photos que je trouve c'est-à-dire pas beaucoup...
Et, vous savez...la photo de Gregory Crewdson que j'ai rapproché avec l'Ophelia de Millais...Je viens de découvrir qu'elle est sous-titrée 'Ophelia'...Je suis partagée entre la satisfaction de mon intuition confirmée et la déception de mon rapprochement même pas novateur...Non, plutôt déçue en fait.
M'en fout, je préfère Vidya.
Je lui enverrai un mail pour une interview quand j'aurai trouvé son adresse :D
13.01.08
Gregory Crewdson
Article sur le vif, je viens de découvrir Gregory Crewdson qui a actuellement une exposition au Palazzo delle Esposizioni (si quelqu'un va en Italie...)...En fait je me souviens avoir déjà vu de ses photos il y a plus d'un an dans mon premier, ou un des premiers, Beaux-Arts magazine.
Crewdson est un photographe américain né en 1962 qui traite d'une manière surréaliste le quotidien américain (même si le quotidien américain est d'une certaine manière déjà surréaliste :D)...et questionne ainsi la frontière entre réalité et fiction.
Ses photos me font un peu penser à un mélange du quotidien sombre d'Edward Hopper, du délire fantastique de Matthew Barney et du perfectionnisme de Jeff Wall (et pareil : photos à gros budgets demandant de longues retouches numériques).
Pour plus de renseignements je vous envoie ici.

Untitled (2005)
Untitled (2005)
Untitled (2002)
Untitled (2001)
Pour cette dernière de 2001, vous ne trouvez pas qu'on dirait un remake de l'Ophélie de Millais (1852) ?
Le terme "remake" est utilisé volontairement, Crewdson, encore une fois comme Jeff Wall, traite ses photos comme un film. Il les théâtralise, comme Millais s'inspire de l'Hamlet de Shakespeare pour son Ophélie.













